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Islande, traversée nord sud par les « hautes terres ».

Après avoir retrouvé Pascale et Gérard nous quittons VARMAHLID où nous avons fait tous les pleins : eau, carburant, nourriture. Direction les déserts du centre par la piste F752 avec pour objectif, ASKJA à 250 km. La piste n’est pas très roulante, 100 km en 5h !

Cette portion de piste plus roulante nous laisse le loisir de faire des photos.

Bien que le mois de juillet soit bien entamé les torrents sont encore chargés et les gués assez hauts. Arrivés au dernier gué important à 100 km avant ASKJA sur le F910, 64,820° N 17,874°W, le niveau et le débit sont trop importants pour que nous puissions traverser en sécurité.

Le torrent est très rapide, assez profond par endroit et le fond est tapissé de blocs de pierre.

Des Islandais avec un véhicule similaire aux nôtres décident de ne pas passer et d’attendre le lendemain matin, ils confortent notre sentiment. Nous bivouaquons donc sur place, bercés par le bruit du torrent. Le lendemain le niveau a bien baissé ce qui le rend empruntable.

Cependant, réflexion faite, à la fin du parcours après ASKJA dans 200 km, il y a aussi de nombreux gués. Nous réalisons que si nous ne pouvons pas traverser l’un d’entre eux, nous n’aurons plus assez de carburant pour revenir en arrière et refaire 300 km jusqu’à une station, car nous consommons entre 15 et 18 litres au 100, sur la piste. Un risque qu’il n’est pas question de prendre. Nous décidons de changer d’itinéraire et de rejoindre le LANDMANNALAUGAR au sud à 100 km. ASKJA est un site remarquable, nous pourrons y revenir plus tard par l’est.

Les hautes terres du centre sont des hauts plateaux pierreux coupés ça et là de montagnes et de vallées. Ailleurs, ce sont des reliefs plus ou moins escarpés recouverts d’une végétation rase de mousses, d’herbes et de tourbe qui ondulent.

Un rayon de soleil bienvenu en soirée, pour le bivouac, après une journée pluvieuse.

Les nombreux, ruisseaux et torrents témoignent de l’abondance des pluies et de l’apport des glaciers. Notre capacité théorique de traversée de gué se situe à 70 cm d’eau. Nous ne prenons pas de risques en flirtant avec la limite, mais la vague que forme l’avant du véhicule les dépasse parfois du fait des chaos provoqués par les grosses pierres qui tapissent le fond.

L’un des nombreux gués traversés

Après avoir fait le plein à HRAUNEYJAR nous rejoignons le LANDMANNALAUGAR par le piste 208 dont la tôle ondulée très formée la rend éprouvante pour la mécanique et pour les passagers.

Le temps à LANDMANNALAUGAR est acceptable ce matin, nous nous engageons pour une balade de la journée. Montée au BRENNISTEINSALDA sans problème, puis au BLAHNUKUR mais le temps se dégrade, nous sommes obligés de rebrousser chemin car le vent est tel sur l’arrête menant au sommet que la marche n’est plus possible.

Toutes les manifestations volcaniques sont représentés dans le LANDMANNALAUGAR.

De retour au camping, la pluie se met à tomber. Les prévisions sont très mauvaises pour les jours suivants, nous décidons de finir la traverser nord/sud par la F208, puis les F233 et F232. Dans la pluie et le brouillard, nous ne profitons pas des paysages. De plus, cette piste est un peu trop difficile à notre goût avec des raidillons sévères, des dévers et des gués limites. Nous décidons de rejoindre VIK par la 210 réputée plus facile, mais il s’avère quelle est du même profil mais avec moins de gués techniques.

Arrivée à VIK le temps est plus clément, direction la péninsule de REYKJANE à l’ouest et le volcan en activité le FAGRADALSFJALL par le route 425.

A plusieurs kilomètres, nous voyons une nappe de fumée grise et une colonne de fumée blanche. Au fur et à mesure que nous approchons, nous n’avons plus de doute, c’est bien le volcan qui se manifeste.

Le cratère nous est masqué du parking. Il faut transpirer un peu pour pouvoir contempler ce spectacle : 5 bons kilomètres de marche et 300 m de dénivellation sur un mauvais chemin créé pour l’occasion nous permettent d’accéder à un premier sommet en face du cratère puis à un autre un peu plus près à environ 1,5 km de distance.

Tout au long de la marche les projections de laves nous apparaissent progressivement, puis les grondements et là de notre mirador c’est un spectacle extraordinaire. Le cratère est rempli de lave rouge qui bouillonne, projetée à plusieurs dizaines de mètres de haut et qui s’écoule en rivières ininterrompues.

L’attention est captivée par cette masse en fusion qui ondule en vagues, explose, s’écoule en masse visqueuse, tout un cocktail de mouvements que nous n’avons jamais vu d’aussi près concernant un volcan. Pendant un long moment nous restons scotchés.

Depuis le 19 mars 2021, date de son éruption qui était attendue, il a rempli les vallées environnantes. Au retour nous longeons une longue coulée fumante, encore tiède, qui fait bien 4km de long. L’écoulement principal se faisant désormais sur un autre versant. Mais la route 425 est à moins de 1 km des premières coulées qui pourraient être de nouveau alimentées !

Au loin on devine la route 425, puis la mer. Les couches successives de laves ont des aspects et des couleurs différentes.
La lave ressemble à une énorme pâte visqueuse qui résonne comme du verre une fois durcie.

La ville de GRINDAVICK est à moins de 10 km du volcan et REYKJAVIK à 40 km. Nous irons voir si la vie semble perturbée…

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Islande, nous sommes à l’ouest

Nous accédons à SIGLUFJÖDUR par la superbe route empierrée 82 qui remonte une large vallée en suivant le cours du torrent chargé des eaux de fonte car la température est particulièrement douce.

chute de VALAGIL
La montagne et la campagne sont parsemées de vielles maisons en tôle dont l’aspect rouillé leurs donnent du charme.

SIGLUFJÖDUR se trouve au nord de la péninsule de TRÖLLASKAGI. Le passionnant musée du hareng raconte l’histoire de cette ville qui comme beaucoup d’autres en Islande a vu son age d’or avec la pêche et la transformation du poisson. Cette ville usine entièrement tournée vers cette activité pendant 60 ans, a connu un déclin brutal en 1968 du à la raréfaction du hareng surpêché et aux mutations technologiques qui ont rendues les dérivés de ce poisson, obsolètes.

La ville et le port ont beaucoup de charme avec un petit centre actif et animé.

Visite d’une des dernières églises rurales en bois et au toit de tourbe VIDIMYRARKIRKJA. Piste 7682 , 65,538° N, 19,471° W

Nous nous engageons sur le contournement de la péninsule de VATNES à la recherche de falaises terreuses qui pourraient accueillir des Macareux qui nichent dans des terriers. Recherche vaine avec en lot de consolation un moment de détente dans le hot pot de GRETTISLAUG, petit bassin sommairement maçonné avec des rochers et dont l’eau est entre 37° et 40°. 65,881°N, 19,736°W

BLONDUOS ; Nous y faisons étape pour le ravitaillement, mais surtout pour son musée du textile qu’Alexandrine ne saurait manquer. Bivouac dans la lande.

Une fois n’est pas couture, nous dérogeons à notre habitude de bivouac dans la lande car le petit camping attenant, bien que sommaire, est face à la mer !

Contournement de la péninsules de VATNSNES ; les bords de mer se suivent mais ne se ressemblent pas. Étape à Osar pour observer les phoques qui se prélassent sur le banc de graviers de l’autre coté du bras de mer à 100m, jumelles obligatoires, ils sont bien une trentaines. 65,596° N, 20,631° W

Le restaurant Geitafell près de TJORN, nous sert une succulente soupe de poisson bien garnie.

HVAMMSTANGI : Une fabrique de pull Islandais offre un grand choix de modèles et beaucoup moins chers qu’en boutique de souvenirs, non loin d’un charmant petit musée rural un peu fourre-tout, mais plein de vieilleries. 65,391° N, 20,939° W. Bivouac sur le petit port de DRANGSNES

Les églises sont très souvent isolées dans la campagne ou à proximité d’un groupe de fermes. Au loin la petite ville de Pingery.
Vue d’un des fjords du nord ouest, les falaises abruptes laissent peu de place aux pâturages et à la route.

La petite île de Grimsey est un lieu de nidification du Macareux moine. 2 fois par semaine un petit bateau propose de s’y rendre depuis le village de DRANGSNES pour les observer. Nous ne manquons pas cette occasion. Nous sommes 3 visiteurs pour des milliers d’oiseaux… Le beau temps aidant, nous faisons de très belles vues de cet oiseaux en costume de parade. En hiver, il perd ses couleurs chatoyantes. Il n’est pas farouche au sol mais très rapide en vol. 65,688° N, 21,440° W.

Le Macareux apporte la nourriture à son partenaire resté au nid pour couver.

Le nord de la péninsule centrale Est est une suite de fjords de 10 à 15 km qui entaillent la côte. Il faut en contourner 6 pour atteindre la « grande » ville de la région ISAFJORDUR.

La péninsule du NORD de la région qui est inaccessible autrement qu’à pied (c’est la réserve nationale de HORNSTRANDIR) abrite le renard arctique. Ce charmant petit animal, plus petit que notre goupil, a développé une fourrure blanche ou grise selon la saison, qui est réputé la plus performante du règne animal et lui permet de supporter des températures pouvant descendre jusqu’à – 50 °. Il est très farouche et doit sans doute déranger dans cette région désertique car bien que les effectifs soient en baisse il est chassé ! Comme la baleine pour des raisons scientifiques … dit-on… et avec la bénédiction du gouvernement. Tout est clairement expliqué, film à l’appui, dans le centre de protection qui lui est consacré à SUDAVIK.

Quelque part dans les fjords du nord ouest

Beau bivouac dans la lande près du petit lac de LAUGABOLSVATN 65,986° N, 22,664° W,

Balade vers la chute VALAGIL, en gorge de 100 m de haut. Encore une chute me direz vous. Mais elles sont toutes différentes et la plus spectaculaire dans la région est celle de DYNJANDI. Un véritable rideau d’eau descend du plateau en une nappe répartie sur une très grande la largeur.

Chute de Dynjandi

Un nouveau beau bivouac au bord du fjord, sur la route 63, 65,618° N, 23,388° W

Le temps est bouché, nous profitons d’un hot pot en bordure du fjord ; les Sternes nous survolent, nous ne sommes que 4 à faire trempette dans l’eau chaude, l’ambiance du lieux sous la bruine est étonnante. Relâche à BILBURDALUR et attendant que le temps s’améliore.

L’un des petits portes de pêche qui parsèment la côte. La pêche artisanale et industrielle au départ des grandes villes, semble la principal ressource de la région, sans oublier le tourisme et ses innombrables guesthouses.

Superbes paysages dans la traversée des péninsules sud-ouest par la route 63 ainsi que le détour par la route empierrée 619 valent le voyage par beau temps. C’est une alternance de falaises noires contrastant avec les plages de sable blond.

L’une des plages du fjord ARNARFJORDUR route 619

La falaise de LATRABJARD haute de 400 m, est un site de nidification des oiseux marins qui confirme sa réputation. Malgré le mauvais temps et le vent en tempête, nous pourrons voir les rares Guillemots de Troïl et pingouins Torda, le très rare Guillemot de Brünnich, de nombreux Grands Corbeaux et Fulmars Boréal, la Mouette Tridactyle et quelques Macareux.

Guillemot de Troïl
Pingouin Torda en parade
Pingouin Torda
Guillemot de Brünnich
Pingouin Torda, les différences sont subtiles.

A suivre vers les territoires du centre appelés « hautes terres » avec ses paysages plus austères.

Lumière du soir lors d’un bivouac et bord de mer.

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Islande, région nord

Le nord de l’Islande est traversé par une grosse rivière la JOKULSA qui a taillé une belle gorge de 25km dans sa partie avale au travers des anciennes coulées de lave sculptant au passage d’étranges formations. Aujourd’hui le soleil est présent, nous en profitons pour faire de longues balades le long de cette gorge en traversant une lande vallonnée couverte d’une végétation rase et de bouleaux nains torturés par les intempéries, d’où émergent des plies de laves. Un peu plus loin, ce sont de véritables montagnes qui dominent de 200 m la rivière avec des plissements des coulées de laves gigantesques.

la JOKULSA
Une coulée de lave fracturée
Un peu plus loin en amont de la JOKULSA, le RAUDHOLAR, 65.940° N, 16.547° W

Le temps se maintient au beau. Nous rejoignons Husavik pour faire une sortie d’observation des baleines très présentes dans cette baie riche en nourriture et qu’affectionnent la baleine à bosse (17m) et le rorqual commun (25m). Nous n’en verrons que le dos et la queue mais leurs mouvements tout en souplesse quand elles sortent leur queue hors de l’eau au moment de la plongée, sans une vague, est très spectaculaire.

La sterne semble jouer avec ce monument, elle est restée plusieurs minutes autour de la baleine.

Le petit port de HUSAVIK a beaucoup de charme avec ces vieux bateaux de pêche en bois réhabilités pour les sorties d’observations des baleines.

Vue aérienne du bivouac sur la plage près de HUSAVIK 66.093° N, 17.314° W

Nous rentrons un peu dans les terres pour voir les fameuses chutes d’eau de la JOKULSA, SELFOSS, DETTIFOSS et HAFRAGILSFOSS, qui battent des records européens en débit d’eau et hauteur.

DETTIFOSS
LA JOKULSA
HAFRAGILSFOSS
GODAFOSS

La région du lac MYVATN est un secteur très riche en phénomènes volcanologiques dus au volcan KRAFLA qui déversa des flots de laves. Les Coulées à ciel ouvert, les chaos de lave comme à DIMMUBORGIR, ou les solfatares de HVERIR et LEIRHNJUKUR encore en activité, les cônes volcaniques plus ou moins récents, ont façonnés le paysage.

Rupture de la roche en bordure d’une coulée de lave
L‘intérieure de cette même coulée de lave renferme une piscine naturelle d’eau chaude.
Solfatare de HVERIR
Marmite de boue en ébullition, mélange d’eau et de gaz
Cratère de VITI, 67.717° N, 16.753° W
Coulées de lave du volcan KRAFLA à LEIRHNJUKUR

L’intérêt du secteur le rend hautement touristique et les camping-cars ne sont pas les bienvenues. La liberté de circuler qui a fait la réputation de l’Islande et que nous avions constaté les précédents voyages est ici perdue.

Vue depuis notre bivouac sur le lac de MYVATN. ces bosses sont des volcans

Musée de Laufas et ces ravissantes maisons « de poupées » aux murs de tourbe sont en fait d’une belle ingéniosité pour permettre à une famille de cohabiter dans des espaces dédiés à chaque fonctions de la vie d’une petite exploitation artisanale ou agricole.

musée de LAUFAS, 65.893° N, 18.071° W

Un petit tour en ville à AKUREYRI. Shooping, restau. Le soleil est bien présent avec des températures très confortables, nous sommes samedi les Islandais profitent du soleil en tee-shirt, à table et dans les jardins publics.

Marchand de glace à AKUREYRI, le thermomètre affiche généreusement 20°

Je ne résiste pas à l’envie de vous présenter les nouveaux nés.

Femelle Eider à duvet avec ses poussins
Oies cendrées
Femelle de Cygne chanteur (bec jaune) avec ses petits qui sont blancs contrairement aux petits du Cygne tuberculé (bec orange) qui sont gris.
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La côte NORD EST et observations d’oiseaux.

Nous nous dirigeons vers le nord, la traversée du plateau Smjörvatnsheidi est impressionnante sous la neige. Pour rejoindre le musée de Bustafell nous empruntons la piste boueuse 920 et à cette occasion nous voyons le Plongeon Imbrin.

Ce charmant petit musée présente dans une maison traditionnelle à toits de tourbe, le mode de vie rurale. Bivouac au bord de la rivière Hofsa.

Cette région désertique est couverte d’une lande à perte de vue. La côte en revanche est d’une grande richesse ornithologique avec la présence abondante à cette saison de l’Eider à duvet, la barge à queue noire, la Sterne arctique, le Fulmar Boréal, le Chevalier gambette, le Becasseau variable, le Pluvier doré, la Becassine des marais, Harelde boréal etc.

Couple de Harelde boréal, espèce rare, le plumage nuptial du mâle présente une grande variété de teinte.
Eider à duvet mâles et femelle
Les Eiders à duvet sont très présents sur l’ensemble des côtes nord mais ils sont très farouche et s’éloignent à notre approche.
Barge à queue noire
couple de Sterne arctique avec son poussin
La sterne arctique peut se montrer très agressive en période de reproduction, allant même jusqu’à piquer la tête de l’intrus d’un coup de bec. Expérience vécue.
Pluvier doré
Courlis Corlieu
Fulmar boréal
Fulmar boréal

Par la route 85 nous accédons à la pointe de Raudanes. Un très beau circuit de randonnée longe la côte déchiquetée où d’étranges formations issues de coulées de laves forment des piques et des arches saillants à quelques mètres de la côte. Le Fulmar Boréal et le Macareux y sont présents en grand nombre. Le temps est maussade, nous ne profitons pas du paysage à sa juste valeur mais la balade vaut le détour. Nous aurons même la chance de voir et d’observer longuement un Lagopède alpin. Bivouac dans la lande.

Fulmar boréal
Fulmar boréal au nid.
Macareux moine
Parade du Macareux moine
Couple de Plongeon Imbrin, espère rare, le spectacle de sont plumage géométrique n’en est que plus saisissant.

Toujours direction nord pour nous positionner sur un point d’observation nous permettant de bien voir le soleil de minuit, ce 20 juin le temps c’est mis au beau depuis le milieu de journée. Superbe route 875 avec le soleil qui nous fait l’honneur de nous accompagner pour la première fois depuis notre arrivée. Nous nous plaçons sur un léger promontoire face au nord près du phare de Hraunhafnartangi le point le plus septentrional d’Islande, pour attendre 23h et le démarrage d’une prise de vue en timelaps. Bivouac dans la lande face au soleil de minuit.

Il y a une colonie de Fou de Bassan sur la péninsule de Langanes que nous souhaitons aller voir mais le temps est maussade et il se dégrade. Cette péninsule est un lande très pauvre couverte de lichen balayée par un vent tempétueux où seuls peuvent vivre les moutons. Au bout de 40 km de piste la colonie est bien présente avec le ballet des Fous de Bassan, c’est un beau spectacle mais le vent est tellement fort avec 5° seulement que nous devons rentrer à l’abri rapidement.

Coordonnée du point d’observation : 66,38627 N – 14,85279 W

Le Fou de Bassan ne revient à terre que pour la reproduction. Il niche en colonie de plusieurs centaines d’individus.
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Islande 2021

Traversée et premier pas en Islande.

Nous venons d’embarquer sur le bateaux en direction de l’Islande. Un départ tant attendu depuis que le covid perturbe nos projets de voyage.

Malgré nos craintes il n’y a pas eu de problème de circulation liés au covid à l’entrée des pays traversés. Aucun contrôle en Belgique et en Allemagne, un contrôle de la vaccination à l’entrée du Danemark et à l’embarquement et un petit test buccal covid .

Nous savions que l’Islande était ouverte aux personnes vaccinées depuis avril et le Danemark avait annoncé de nouvelles règles avec une éventuelle ouverture aux personnes vaccinées le 1 mai. Le 2 mai banco, l’annonce est confirmée. Nous aurons nos 2 injections vers le 25 mai, nous pouvons prendre les billets.

1500 km nous séparent de l’Islande depuis le port danois, 48 h de traversée avec une escale aux îles Féroé. Nous longeons la côte sud Norvégienne, nous passons au raz des îles des Shetland au nord de l’Ecosse puis route direct NO.

La mer est bien formée comme en témoigne le cargos qui tient le même cap que nous, mais le beau temps est encore au rendez-vous…

La nuit suivante est mouvementée, le bateau tape sur les vagues, la marche en ligne droite est impossible heureusement que les murs sont là, la nuit a été courte.

Escale à TORSHAVN aux îles FEROE

Entrée dans le fjord de SEYDISFJORDUR. Surprise le mauvais temps de la veille qui nous a apporté la tempête, a couvert les sommets d’une couche de neige fraîche. Le paysage est superbe.

Fjord de SEYDISFJORDUR à l’arrivée en Islande par la mer, le seul port de liaison avec l’étranger.

Le débarquement se fait en deux temps trois mouvement car le bateau est en grande partie vide.

Dès que nous avons pris pied sur le sol Islandais, après le ravitaillement de rigueur à EGILSSTADIR, puisque l’entrée de produit frais périssables est interdite en Islande, nous prenons la direction du nord pour voir le soleil de minuit et profiter au plus tôt des sites d’observation d’oiseaux des fjords et des côtes nord.

La route 93 en direction de EGILSSTADIR passe par un col à 600 m entièrement enneigé. Nous crénions pour la suite. Comme nous l’avons prévu, la route empierrée 917 qui longe la Joka puis passe aussi à 600 m en se rapprochant des falaises n’est pas dégagée, la couche de neige est importante à certains endroits, de plus nous sommes dans le brouillard, nous décidons de rebrousser chemin.

Bivouac à l‘écart de la piste dans la vallée de la rivière Jokla qui est une plaine humide propice à la présence de nombreux oiseaux. Dont les plus emblématique sont le Pluvier doré, la Bécassine des marais, les 2 Courlis, le Cygne chanteur et le superbe Plongeon catmarin.

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Camargue, tour d’horizon

Du Nord au sud, de l’est à l’ouest, que d’eau, que d’eau, et les oiseaux s’y trouvent comme des poissons dans l’eau.

Le plus emblématique d’entre eux est le Flamand rose.

Présent sur tout le pourtour Méditerranéen, la plus grande colonie Française se situe en Camargue où elle trouve les bancs de sable et de vase en eau salée qui lui conviennent.

Digue à la mer sur l’étang de Fangassier, les points blancs sont les flamants

Cette espèce vit en bande de plusieurs dizaines d’individus. Visibles sur de nombreux sites dans toute la Camargue, ils sont parfois tout proche, comme le long de la digue à la mer. Mais l’endroit où on peut les approcher à quelques mètres est le parc ornithologique de Gau. La partie proche de l’entrée fait un peu zoo mais en prenant un peu le large sur les bassins plus éloignés on retrouve de la sérénité et on peut faire de belles observations de hérons, aigrettes, avocettes échasse… de quoi se régaler ! Néanmoins pour la proximité et les gros plans le parc est intéressant.

Outre le flamand rose, nous avons pu observer les espèces habituelles de ce type de milieu, mais je retiendrais en particulier des espèces plus rares : le goéland railleur plus petit que le traditionnel goéland cendré et à la belle tête élégante ainsi que le Coucou geai.

Goéland railleur

Saintes Maries de la mer. Jolie petite ville traditionnelle aux maisons blanches basses, serrées autour de l’église massive qui évoque un peu un château fort. Malheureusement tous les restaurants étaient fermés pour cause de covid et peu de fréquentation en ce début avril bien frais. Les joueurs de boules et le marché de la place principale profitent de cette quiétude.

Aigues Mortes est plus animée, les nombreux commerces d’artisanats d’arts profitent d’un peu de tourisme. Blottie à l’intérieur de ses remparts la ville présente un aspect médiéval spectaculaire.

Nous avons exploré de nombreuses petites routes, malheureusement les barrières à l’entrée des chemins sont systématiques limitant notre exploration et nos balades à pieds. Heureusement les chemins des digues sont eux accessibles soit à pied soit en véhicule. Les distances sont parfois importantes, le vélo est une bonne solution. Ces digues et les petites routes sont de très bons moyens d’accéder aux bassins, aux oiseaux de près et de loin, aux paysages, aux chevaux vivant en semi liberté.

Les marais salant ne sont pas spectaculaire depuis le sol à ma grande déception, mais vue du ciel ils prennent une autre dimension et apparaît le rose traditionnel dû à une micro algue.

Le stationnement nocturne n’a jamais été un problème. Nous avons trouvé quelques petites places en bord de chemin à l’abri des haies, sur les parking des digues désertés le soir par les promeneurs, au cœur des étangs, dans les établissements de France Passion et même un bord de plage. Il y a aussi les parking réservé aux CC aux abords des villes, pas très glamour mais sûrement nécessaires à la haute saison pour gérer l’afflux touristique.

Malheureusement le confinement national nous a obligé à écourter notre séjour. Nous avons encore des petits coins à explorer pour une prochaine visite.

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2021, Camargue, le retour

Nous partîmes vaillant, mais par un prompt retour du covid, nous voici de retour à la maison.

Nous avons eu le temps de collecter quelques images dont voici un avant goût avant un article plus complet.

Dans la brume matinale les chevaux Camarguais se font des courbettes.
L’élégante Échasse blanche fait des ronds dans l’eau, sûrement pour la beauté du geste.
Le Flamant rose brasse du vent pour présenter sa parure à ses admiratrices.
Migration du soir entre 2 étangs