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Camargue, tour d’horizon

Du Nord au sud, de l’est à l’ouest, que d’eau, que d’eau, et les oiseaux s’y trouvent comme des poissons dans l’eau.

Le plus emblématique d’entre eux est le Flamand rose.

Présent sur tout le pourtour Méditerranéen, la plus grande colonie Française se situe en Camargue où elle trouve les bancs de sable et de vase en eau salée qui lui conviennent.

Digue à la mer sur l’étang de Fangassier, les points blancs sont les flamants

Cette espèce vit en bande de plusieurs dizaines d’individus. Visibles sur de nombreux sites dans toute la Camargue, ils sont parfois tout proche, comme le long de la digue à la mer. Mais l’endroit où on peut les approcher à quelques mètres est le parc ornithologique de Gau. La partie proche de l’entrée fait un peu zoo mais en prenant un peu le large sur les bassins plus éloignés on retrouve de la sérénité et on peut faire de belles observations de hérons, aigrettes, avocettes échasse… de quoi se régaler ! Néanmoins pour la proximité et les gros plans le parc est intéressant.

Outre le flamand rose, nous avons pu observer les espèces habituelles de ce type de milieu, mais je retiendrais en particulier des espèces plus rares : le goéland railleur plus petit que le traditionnel goéland cendré et à la belle tête élégante ainsi que le Coucou geai.

Goéland railleur

Saintes Maries de la mer. Jolie petite ville traditionnelle aux maisons blanches basses, serrées autour de l’église massive qui évoque un peu un château fort. Malheureusement tous les restaurants étaient fermés pour cause de covid et peu de fréquentation en ce début avril bien frais. Les joueurs de boules et le marché de la place principale profitent de cette quiétude.

Aigues Mortes est plus animée, les nombreux commerces d’artisanats d’arts profitent d’un peu de tourisme. Blottie à l’intérieur de ses remparts la ville présente un aspect médiéval spectaculaire.

Nous avons exploré de nombreuses petites routes, malheureusement les barrières à l’entrée des chemins sont systématiques limitant notre exploration et nos balades à pieds. Heureusement les chemins des digues sont eux accessibles soit à pied soit en véhicule. Les distances sont parfois importantes, le vélo est une bonne solution. Ces digues et les petites routes sont de très bons moyens d’accéder aux bassins, aux oiseaux de près et de loin, aux paysages, aux chevaux vivant en semi liberté.

Les marais salant ne sont pas spectaculaire depuis le sol à ma grande déception, mais vue du ciel ils prennent une autre dimension et apparaît le rose traditionnel dû à une micro algue.

Le stationnement nocturne n’a jamais été un problème. Nous avons trouvé quelques petites places en bord de chemin à l’abri des haies, sur les parking des digues désertés le soir par les promeneurs, au cœur des étangs, dans les établissements de France Passion et même un bord de plage. Il y a aussi les parking réservé aux CC aux abords des villes, pas très glamour mais sûrement nécessaires à la haute saison pour gérer l’afflux touristique.

Malheureusement le confinement national nous a obligé à écourter notre séjour. Nous avons encore des petits coins à explorer pour une prochaine visite.

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2021, Camargue, le retour

Nous partîmes vaillant, mais par un prompt retour du covid, nous voici de retour à la maison.

Nous avons eu le temps de collecter quelques images dont voici un avant goût avant un article plus complet.

Dans la brume matinale les chevaux Camarguais se font des courbettes.
L’élégante Échasse blanche fait des ronds dans l’eau, sûrement pour la beauté du geste.
Le Flamant rose brasse du vent pour présenter sa parure à ses admiratrices.
Migration du soir entre 2 étangs